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Si vous voulez aller plus loin

La dysgraphie

Le graphisme se différencie en deux fonctions essentielles :

  • Le dessin qui est en rapport avec l’image
  • L’écriture qui est en rapport avec le signe

De simple trace motrice, le graphisme devient la trace d’une représentation intellectuelle, imaginaire et prend le sens de communication.

Ecrire est un geste complexe qui demande beaucoup de mémoire verbale, visuelle et associative et une maîtrise de la motricité fine de la main. La coordination œil-main chapeaute l’ensemble.

La dysgraphie résulte de trois déficits combinés :

  • Absence d’automatisme des gestes graphiques
  • Déficience au niveau du codage orthographique
  • Non-maîtrise des doigts pendant l’écriture

Elle a un impact sur:

  • La forme des lettres
  • Leur tracé
  • Leur liaison

Les différentes formes de dysgraphie

On distingue plusieurs formes de dysgraphie :

  • La dysgraphie maladroite se manifeste par une écriture lourde et désordonnée
  • La dysgraphie crispée se manifeste par une écriture raide, anguleuse et tendue
  • La dysgraphie molle se manifeste par une écriture petite et négligée
  • La dysgraphie impulsive se manifeste par une écriture rapide, imprécise et illisible
  • La dysgraphie lente et précise se manifeste par une écriture lente, signe d’une application et d’un effort intense

Le diagnostic

Un test, l’échelle d’évaluation rapide de l’écriture chez l’enfant BHK (https://www.ecpa.fr/psychomotricite-ergotherapie/test.asp?id=1370) a été créée pour déceler précocement les dysgraphies. Il consiste à faire copier un texte aux enfants durant 5 minutes. Les cinq premières phrases sont composées de mots monosyllabiques rencontrés au CP. Puis le texte se complexifie.

L’analyse de l’écriture se fait à partir de 13 items, de la vitesse d’écriture et d’un ensemble de signes cliniques.

Pour établir et confirmer une dysgraphie, le bilan orthophonique est nécessaire, mais n’est pas suffisant.

Il faut écarter d'autres causes susceptibles de provoquer les mêmes symptômes :

  • troubles de la vision
  • problèmes neurologiques
  • traumatismes psychologiques

Les causes possibles

La difficulté de l’enfant à exécuter les gestes efficaces pour une bonne écriture ne résulte pas d’une paresse physique ou intellectuelle, ni d'un déficit neurologique.

La dysgraphie peut être provoquée par plusieurs problèmes sous-jacents:

  • Trouble de l’apprentissage : dyslexie, dysorthographie…
  • Trouble fonctionnel tel que la dyspraxie
  • Trouble de la motricité en général, impliquant des problèmes de latéralité et de perception du schéma corporel
  • Trouble visuel et trouble de la coordination oculomotrice entraînant une difficulté ou une incapacité à reproduire des lettres
  • La maladie de Parkinson et la maladie de Dupuytren
  • Un traumatisme physique ou psychologique : accident, divorce, séparation de parents, manque de confiance en soi, etc.

Relation entre dyslexie et dysgraphie

Pour que l’écriture d’un mot devienne automatique, l’enfant doit être capable de convertir un son en lettres. S’il souffre d’un déficit au niveau de la conversion phonème-graphème, qui se traduit par « une dyslexie », il aura naturellement du mal à produire une transcription correcte.

Relation entre dyspraxie et dysgraphie

L’acte d’écrire nécessite la maîtrise des gestes du doigt. Il prend non seulement en compte la coordination motrice (praxie), la pression exercée sur le crayon, la posture, mais également la perception des repères spatiaux.

En présence d’une défaillance au niveau de la coordination entre l'oeil et la main et de l’organisation spatiale, c’est-à-dire d’une incapacité à contrôler les mouvements pour diriger un trait ou pour définir la taille d’un caractère, l’écriture devient difficile.

Les traitements

À l’instar des autres troubles du langage et de l’apprentissage, la dysgraphie peut se soigner grâce à une rééducation de l’écriture adaptée aux besoins et à l’importance du problème de l’enfant.

Appelé « graphothérapie », le traitement proposé pour soigner le trouble dysgraphique vise à corriger :

  • Le geste d’écriture : moins tendu, plus décontracté et ce, en vue de favoriser l’automatisme
  • La posture générale : position des doigts, des mains, du poignet, du bras, de l’épaule, du dos…
  • La tenue de l’outil ainsi que la pression exercée sur ce dernier
  • La formation des lettres : tracé (cercles, droites, arcades, courbes…), liaison, etc.
  • La motricité fine

Pour atteindre cet objectif, plusieurs techniques sont utiles :

  • Des exercices de relaxation
  • Des exercices de motricité fine et générale
  • Des exercices de contrôle de pression
  • Des exercices de coordination cinétique
  • Des exercices de graphomotricité
  • Des exercices de repérage spatio-temporel
  • Des exercices de mémoire
  • Des exercices audio et visuels
  • Des exercices de graphisme
  • Des exercices d’écriture et de calligraphie

La durée du traitement dépendra essentiellement des besoins de l'enfant.

Des ressources pour aller plus loin

  • L'émission « C'est pas sorcier » sur les troubles dys :

  • Une video de l'INSERM sur les troubles dys :

  • Avec l'émission « Les maternelles », des conseils de parents pour aider les enfants dys :